HISTOIRE N#51

Gainsbourg caméléon ou plagiaire ?
L’autre constat que permet « Gainsbourg Percussions »,
 c’est qu’on y découvre un Gainsbourg « artiste caméléon » 
qui sait non seulement s’entourer d’arrangeurs talentueux,
 ici encore Goraguer, mais qui arrive à capter l’air du temps.
 Il a manifestement été séduit par la musique du Nigérian Babatunde Olatunji,
un percussionniste et compositeur qui a été découvert par John Hammond
 en 57 (en trotre L'auteur du magnifique morceaux " conquistadores chocolates"
et qui reste l’un des premiers passeurs de ce qu’on appelle aujourd’hui
 la « world music ». Olatunji est ce qu’on appelle « un musicien pour musiciens »,
il est mort en 2003 et il a compté dans son fan club des gens aussi variés que
John Coltrane, Yusef Lateef, Maureen Tucker du Velvet Underground
 et Mickey Hart du Grateful Dead qui l’a aidé à réenregistrer à la fin des années 80.
 C’est lui qui est l’inspirateur des morceaux-phares de « Gainsbourg Percussions ».
Mais attention : Gainsbourg n’a jamais été un plagiaire. Tout au long de sa carrière, Gainsbourg a eu des antennes très fines pour s’inspirer ainsi de l’air du temps et des musiques venues du monde entier. Plus tard il s’agira plutôt d’ambiances et d’atmosphères : les connexions avec la pop anglaise, le rock, le reggae jamaïcain et le funk urbain new-yorkais. Mais là, à ses débuts, il est moins aguerri et il a tendance à adapter directement un thème ou une couleur. On le voit très clairement avec Olatunji en 64, on le voit aussi deux ans plus tard en 66 lorsqu’il compose « La chanson du forçat » pour le feulleton télévisé « Vidocq » et qu’il fait plus que s’inspirer du morceau « Hollis Brown » de Bob Dylan qui était paru peu de temps avant sur son album « The times they are a changin’ »… S’agit-il d’emprunts, de citations, voire de plagiats… ? En fait, ce n’est rien de tout ça ou bien c’est tout cela à la fois, et en prenant un peu de recul on s’aperçoit que nous sommes au cœur de ce phénomène inévitable des musiques populaires qui se cannibalisent entre elles.




     HISTOIRE N"52


CHAKACHAS

Best known for their near-pornographic funk classic "Jungle Fever," the Chakachas were actually a group of Belgian-based studio musicians. Led by Gaston Boogaerts, who served as the group's arranger, the Chakachas first appeared during the early '60s, recording a playful mixture of Latin music, jazz, and European-style exotica. By the time Polydor released the Jungle Fever album in the U.S. in 1972, they'd updated that foundation with a heavier funk groove. The title cut — a down-and-dirty, stop-start funk instrumental punctuated by heavy breathing and orgasmic female moans — went Top Ten for the group's only American hit. "Jungle Fever" played more to dance-club patrons than radio listeners, which helped it endure into the disco years; it was also heavily sampled by the hip-hop generation. The remainder of the group's history is difficult to trace; it's been suggested that they — or at least some of their personnel — also recorded as El Chicles and backed singer Nico Gomez (who wrote one of the songs included on Jungle Fever). It is known that they hired a Latin band from New York called Barrio to pose as the Chakachas for an American tour in the wake of "Jungle Fever."



   HISTOIRE N"53




DANCEFLOOR DYNAMITE!


OK CHICAGO Resonance
Sirocco / 1975

Attention ! Chef d'oeuvre !
 Ce disque contient un morceau du registre blaxploitation, j'ai nommé "YELLOW TRAIN". Entendez par là une pure bombe de dance floor gavée de guitares wha-whas, de clavinet épileptique, de basses énormes et de claviers moogiens illuminés. La musique parfaite pour n'importe quel générique de polars paranoïaques millésimés 70's. L'homme qui se cache derrière ce joyau n'est ni noir, ni américain. Et non, tout étonnant que cela paraisse, il s'agit ni plus ni moins de Pierre Bachelet, en plein retour d'acide. Cet homme restera décidement un mystère pour la science tant son parcours est incompréhensible (que de merdes après un tel morceau !). Enfin, passé l'homme, il reste ce morceau fantastique à écouter d'urgence. A noter que si vous avez du mal à dégotter le 45, le morceau a été réédité sur les deux compilations "Stereo Ultra vol.1" (Big Cheese) et "Shake Sauvage" (Crippled Dick Hot Wax"), tout n'est donc pas perdu.

 Copie original de Disque 45Tours "Yellow train" D'occasion bon et trés bon etat
  En Troc sur demande @ latapicante@hotmail.com